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Metropolis

Ghislain Fernand

Ghislain Fernand

Interceptor Festival

5-6-7 Octobre 2017

Void – Rockschool Barbey – Place Dormoy (Bordeaux)

 

Attention événement ! La toute première édition de l’Interceptor Festival aura lieu à Bordeaux en Octobre prochain. Au menu, du metal extrême. Place à Guillaume Sabarot, responsable de la communication et véritable passionné…

 

Comment en êtes-vous venus à créer ce festival ?

À la base, nous sommes une bande de copains fréquentant le Void (Salle associative du centre-ville de Bordeaux spécialisée dans la programmation de groupes metal, punk et plus globalement underground) et la Rockschool Barbey  (une plus grosse structure programmant des groupes plus conventionnels). Nous avons fini par évoquer l’idée de promouvoir les musiques extrêmes tout en permettant aux gens de découvrir la ville de Bordeaux, les concerts se passant dans ces deux salles et sur la place Dormoy. Cela fait dix mois que nous travaillons activement sur le projet, et nous voilà, à un mois du festival !

 

Vous avez au programme des groupes (relativement) connus comme Tsjuder (Black metal Norvégien) ou Evil Invaders (heavy / thrash Belge), mais également bon nombre d’inconnus. Peut-on dire que c’est un festival de spécialistes ?

On nous a effectivement collé cette image, notre programmation étant quand même pointue. Mais c’était voulu, notre démarche étant de faire découvrir des groupes de qualité auxquels nous croyons.

 

Angel Witch fait plutôt dans le heavy traditonnel. A-t-il était difficile de lui trouver une place ?

C’est un challenge que nous désirions relever. De la même façon, les fans de heavy n’ont pas vocation à aller voir des groupes de death. Cette programmation est représentative des différentes sensibilités et goûts musicaux au sein de notre organisation.

 

Bordeaux est-elle la ville la plus adéquate pour accueillir ce genre de festival ? Comptez-vous sur la venue d’un public en provenance d’autres régions ?

Nous visons un public de toutes les régions. L’événement coïncide avec la mise en service de la nouvelle ligne TGV Paris-Bordeaux. Il est désormais possible de rejoindre les deux villes en deux heures. Et puis je garde confiance car Bordeaux a toujours été un lieu de développement  des scènes punk et metal. Il y a ici un réel potentiel.

 

Le terme d’« Interceptor » m’évoque des souvenirs de jeunesse, la fameuse voiture de Mad Max…

C’est exactement de cela dont il s’agit ! Nous sommes tous fans de Mad Max au sein de l’équipe. J’ai une affection particulière pour le premier. Cette bagnole est l’emblème de toute une génération. La vitesse, le chaos, la tôle froissée, les tonneaux, collent parfaitement à la musique que nous proposons.

 

Avez-vous eu quelques difficultés à faire venir certains groupes ?

Disons que nous avons eu affaire à quelques excentricités, mais globalement, tout le monde a compris que c’était notre première édition et qu’il fallait se prêter au jeu.

 

Que pense le Maire de Bordeaux de cette initiative ?

Le Maire, je n’en sais rien. Mais le service culturel a tout de suite été très emballé car il est toujours partant pour mettre en avant la diversité culturelle de la ville. Il nous a fait pas mal de promo en nous faisant figurer sur la sélection culturelle 2017-2018. Nous les remercions pour ce geste.

 

N’est-ce pas trop ambitieux de monter cette première édition sur trois lieux différents ?

Non car le Void et Le Rockschool Barbey ont chacun l’infrastructure et le matériel pour accueillir chaque groupe. De plus, les salles ne sont espacées que d’1,5 km ; quant à la place Dormoy, elle se situe en face du Rockschool. Nous avons fait en sorte que les festivaliers aient au moins une heure de battement afin de flâner dans les rues. Il n’est pas question de leur imposer un marathon. Entre les bars à terrasses et le marché des Capucins, le public aura le temps de se poser. Nous voulions vraiment offrir aux gens l’occasion de vivre la vie Bordelaise telle que nous la pratiquons.

 

Y aura-t-il un metal market ?

Nous y pensons. Il y aura au moins des stands de merch officiels des groupes et du festival. En fonction de la place que nous aurons, nous ferons venir des professionnels et des représentants de fanzines.

 

Une partie du festival est gratuite il me semble ?

Oui, le Samedi après-midi sur la place Dormoy.

 

Que penserons les riverains de cette musique ?

Nous espérons qu’ils prêteront une oreille attentive. Tout se passera bien, l’expérience ayant montré que le public punk et metal était très respectueux.

 

Quels groupes rêverais-tu de faire jouer ?

Oh il y en a des tas ! Mais l’édition 2017 réalise déjà bon nombre de nos rêves. Nous n’aurions jamais pu faire venir tous ces groupes sans unir nos forces. Nous les écoutons depuis le lycée. Les voir ici à Bordeaux, est déjà  une consécration à nos yeux. Nous allons donc déjà digérer la première édition, et nous verrons pour la suie.

 

Qu’en est-il de l’aspect hébergement ?

Nous avions la volonté de ne pas abandonner les festivaliers dans Bordeaux. Nous leur proposons ainsi différentes solutions, dont l’Auberge De Jeunesse Bordelaise située dans l’enceinte même du Rockschool Barbey. Appart Hotel a également accepté de se prêter au jeu. Sinon, il reste le Airbnb…

 

Pour conclure, que dirais-tu aux derniers récalcitrants ?

Nous proposons des groupes rares, jamais passés dans le sud-ouest de la France. L’ambiance sera fun. Venez-nous voir, vous ne serez pas déçus !

 

Laurent Bendahan

 

www.interceptorfest.com

 

Programmation complète :

 

Jeudi 05 Octobre

RockSchool Barbey / 20h30 : Swans, Baby Dee

 

Vendredi 06 Octobre

Void / 16h : Fall of Seraphs, Hyrgal, Entrails Massacre

RockSchool Barbey / 20h : Angel Witch, Ravencult, Gadget, Evil Invaders

 

Samedi 07 Octobre

Place Dormoy / 14h (Gratuit) : Hexecutor, Greyfell, Lust for Death, Whoresnation

RockSchool Barbey / 19h : Tsjuder, Dead Congregation, Looking

 

 


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